• COVID-19 – Protocole sanitaire dans les restaurants scolaires

    15/01/2021 Lire la suite
  • Guerre Franco-Allemande de 1870

    06/01/2021 Lire la suite
  • Recyclage des masques à usage unique

    22/12/2020 Lire la suite
  • CONSEIL MUNICIPAL DU 10 DÉCEMBRE 2020 – VIDEO

    10/12/2020 Lire la suite
  • La bibliothèque municipale en click & collect et ouverte en janvier !

    01/12/2020 Lire la suite

Guerre Franco-Allemande de 1870

06/01/2021

La bataille du Mans, qui fit rage entre le 9 et le 12 janvier 1871, constitua un traumatisme pour deux générations de Manceaux et de Sarthois. Au-delà d’une date d’histoire locale, 1870-1871 constitue une césure majeure dans l’histoire de la France et de l’Europe. La république s’installe difficilement mais commence son enracinement en France. Le nationalisme produit l’un de ses premiers conflits majeurs divisant les Etats européens.

Après 75 ans de paix entre la France et l’Allemagne, les commémorations du cent-cinquantenaire sont l’occasion d’inviter à la réflexion et au savoir pour éclairer la naissance d’une république dans le contexte de l’éclosion des nationalismes.

Tout part d’une crise politique en Espagne. La succession du trône espagnol est proposé à un cousin du roi de Prusse Guillaume Ier. Refusant que la France soit encerclée par des monarchies allemandes, l’empereur Napoléon III voit rouge. Sur un ton belliqueux, le gouvernement français demande le retrait de cette candidature.

Le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, cousin du roi de Prusse Guillaume Ier qui avait proposé la succession renonce. Mais la France exige une preuve écrite de cette renonciation. Jugeant la question réglée, Guillaume Ier refuse de recevoir l’ambassadeur de France. Bismarck, chancelier de Prusse, qui espère achever l’unification de l’Allemagne, transforme de façon humiliante le récit de cette entrevue manquée.

La France déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870.

Les troupes françaises sont néanmoins mal préparées, moins nombreuses (300 000 contre 500 000), et manquent d’une stratégie militaire concertée ; les troupes allemandes ont une expérience récente – et victorieuse – du feu, une artillerie lourde et une excellente formation.

Marqué par les innovations techniques concernant le feu, qui permet un tir plus rapide, et le déclin conséquent de la place de la cavalerie, le conflit tourne rapidement à l’avantage des Allemands. Les Français sont défaits à plusieurs reprises début août sur le front de l’Est. Une armée de renfort, l’armée de Chalons, vient renforcer le dernier verrou avant Paris : la place de Metz ; Napoléon III, qui dirige l’armée jusqu’au 7 août, jour où il est défait sévèrement, cède le commandement au général Mac Mahon. Encerclé à Sedan, l’empereur capitule le 2 septembre 1870.

Cette capitulation entraîne la chute du régime et la proclamation de la République ; le gouvernement provisoire continue la guerre, mais la masse des volontaires rassemblés par ses représentants manque de matériel et d’encadrement. Le gouvernement est assiégé à Paris, et en l’absence de victoires décisives dans le Nord, l’Est, la Bourgogne ou sur la Loire, un armistice est signé le 26 janvier 1871. Le traité de paix, signé le 10 mai à Francfort-sur-le-Main, consacre la victoire allemande.

La victoire entraîne l’annexion par le Reich de l’Alsace (excepté le Territoire de Belfort) et d’une grande partie de la Lorraine, que la France ne récupère qu’en 1918.

Du 18 mars au 28 mai 1871, la Commune de Paris, ainsi que celles d’autres grandes villes, se soulèvent contre le gouvernement (à majorité monarchiste) ; celui-ci écrase les communards parisiens durant la Semaine sanglante et réprime les autres insurrections jusqu’au 7 juin 1871.

Plus d’infos : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_de_1870    /    https://www.lemans.fr/extra/la-bataille-du-mans/

felis ut amet, consequat. tristique Praesent